Collection Lambert
en Avignon
5 rue Violette
84 000 Avignon
Ouvert tous les jours
sauf le lundi de 11h à 18h.
Juillet/août : tous les jours
de 11h à 19h.
Exposition
06 juil. > 05 nov. 2017

ON AIME L'ART...!!

Un choix d'Éric Mézil parmi les oeuvres de la Collection agnès b.

Malick Sidibé, Nuit de noël, 1965, tirage noir et blanc
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Malick Sidibé, Nuit de noël, 1965, tirage noir et blanc

Si des expositions ont déjà fait découvrir certaines oeuvres majeures collectionnées depuis plus de trente années par la styliste agnès b., l’idée de réaliser son portrait aux multiples facettes n’a jamais été conçue avec cette ampleur. À la fois styliste, réalisatrice d’un film sélectionné à la Mostra de Venise,
« je m’appelle Hmmm… », intimement liée au monde de la musique, mécène, agnès b. est surtout une grande découvreuse d’artistes depuis l’ouverture la galerie du Jour agnes b. en 1983. 

Liés d’une même passion pour l’art, d’un même amour pour la création et les individus engagés dans les aspects les plus sensibles de la vie, agnès b. et Yvon Lambert se rejoignent à bien des égards, tant par leur implication fusionnelle avec les artistes pour lesquels ils sont engagés que par leur éclectisme et leur regard avant-gardiste, faisant d’eux les témoins de leur temps.

 

C’est presque tout naturellement que 400 oeuvres de la collection d’agnès b. viennent aujourd'hui occuper les espaces de notre institution, comme autant de témoignages qui dessinent un portrait de cette femme libérée de toute convention et d’une collection tournée vers l’avant-garde, dont les oeuvres ont été acquises pour être partagées.

 

Cette exposition en forme de parcours sensible, s’organise autour de grands artistes qu’elle a souvent collectionnés telle une pionnière, mais aussi de filiations temporelles ou esthétiques inédites et d’idées fortes qui apparaissent telles des obsessions heureuses.

 

Si l’engagement, le politique, imprègnent de part en part le parcours d’agnès b., ils marqueront de leur empreinte l’ensemble de cette présentation exceptionnelle. La peinture, l’amour, les rêveries, la musique, le cinéma expérimental, l’adolescence, la modernité, l’avant-garde, le dépassement des frontières établies, qu’elles soient physiques, sociales ou mentales, l’Afrique, sont autant de paysages esthétiques dont l’exploration s’offre au visiteur à travers la richesse et la diversité des oeuvres exposées, traversés par la nécessité d’un engagement total dans l’expérience de la vie, la lutte pour la liberté.

 

Les artistes

A-ONE, Berenice Abbott, Absalon, Jef Aerosol, Leila Alaoui, Manuel Álvarez Bravo, Kenneth Anger, Diane Arbus, Eve Arnold, Fernando Arrabal, L’Atlas, agnès b., Gaston Bachelard, Hei Bai, Roger Ballen, Banksy, Jean-Michel Basquiat, Bäst, Sir Cecil Beaton, Ernest J. Bellocq, Abdelkader Benchamma, Edo Bertoglio, Richard Billingham, Pierre Bodo, Alighiero Boetti, Léonard Bourgois-Beaulieu, Éric Bouttier, Emanuel Bovet, Brassaï, Frédéric Bruly Bouabré, Jared Buckhiester, Pierre Buraglio, Alexander Calder, Cyprien Chabert, Roman Cieslewicz, Larry Clark, Claude Closky, Jean Cocteau, Denise Colomb, Pierre Comte, Serge Comte, Chano Devi, Nicolas Dieterlé, Alain Dister, Robert Doisneau, Claudine Doury, Shepard Fairey, Nat Finkelstein, Futura 2000, Cyprien Gaillard, Regina José, Galindo, Gilbert & George, Stephen Gill, Gina, Allen Ginsberg, John Giorno, John Goba, Nan Goldin, Douglas Gordon, Gotscho, Antoine Le Grand, Rafaël Gray, Bobby Grossman, Hervé Guibert, Raymond Hains, Simon Hantaï, Mona Hatoum, Lucien Hervé, Katsuhiko Hibino, Damien Hirst, Dennis Hopper, Peter Hujar, Ikon, Bodys Isek Kingelez, Izis, Cameron Jamie, Louis Jammes, JayOne, Jen-Cri, Daniel Johnston, Pablo Jomaron, JonOne, Donald Judd, Seydou Keïta, André Kertész, Pierre Klossowski, Alberto Korda, Harmony Korine, Germaine Krull, Tseng Kwong Chi, Helen Levitt, David Lynch, David Mach, Robert Mapplethorpe, Ryan McGinley, Wendy McMurdo, Jonas Mekas, Duane Michals, Vincent Michéa, Radenko Milak, Marcel Miracle, Pierre Molinier, Moze, Dominique Nabokov, NASA, Max Natkiel, Nebay, J. D. Okhai Ojeikere, Jean-Michel Othoniel, Abbé Pierre, Richard Prince, Lola Reboud, Hugues Reip, Pierre René-Worms, Clare Richardson, Alexandre Rodtchenko, Werner Rohde, Willy Ronis, Christian Rose, Dieter Roth, Chéri Samba, Amadou Sanogo, Richard Schroeder, Malick Sidibé, Roman Signer, Patti Smith, Jivya Soma Mashe, Takeshi Sumi, Claire Tabouret, Dominique Tarlé, Pascale Marthine Tayou, Rirkrit Tiravanija, Barthélémy Toguo, Gus Van Sant, Alan Vega, André Villiers, Massimo Vitali, Andy Warhol, John Waters, Bruce Weber, Weegee, Roger Welch, Robert Wilson, William Wilson

Une exposition du 40e anniversaire du Centre Pompidou
06 juil. > 05 nov. 2017

LA VIE SECRÈTE DES PLANTES

Anselm Kiefer, Wolfgang Laib, Joseph Beuys, Lothar Baumgarten

Anselm Kiefer, La vie secrète des plantes, 2001-2002, branchage, gesso, fil de fer, plomb, toile, 380 x 1500 cm, 6 éléments de 190 x 280cm 4 éléments de 190 x 330cm © Anselm Kiefer, (c) Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP
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Anselm Kiefer, La vie secrète des plantes, 2001-2002, branchage, gesso, fil de fer, plomb, toile, 380 x 1500 cm, 6 éléments de 190 x 280cm 4 éléments de 190 x 330cm © Anselm Kiefer, (c) Centre Pompidou, MNAM-CCI/Philippe Migeat/Dist. RMN-GP

Dans le cadre du 40e anniversaire du Centre Pompidou, la Collection Lambert accueille une des oeuvres emblématique d’Anselm Kiefer, figure majeure de la scène internationale et de la Collection Lambert.

 

En 2003, grâce à la générosité d’Yvon Lambert, La vie secrète des plantes, installation monumentale de 10 peintures sur châssis sur lesquelles s’entremêlent peinture, branchages, fils de fer, feuilles de plomb, entre dans les collections nationales du Centre Pompidou.

À l’heure où l’institution parisienne fête ses 40 ans, c’est tout naturellement que la Collection Lambert s’associe à ce projet d’anniversaire en exposant dans la salle de grande hauteur de ses nouveaux espaces l’oeuvre monumentale de ce grand artiste allemand qu’Yvon Lambert accompagna dans son installation en France où il demeure et travaille toujours aujourd’hui et dont il défendit le travail dans sa galerie parisienne.

 

À cet ensemble d’oeuvres majeures ont été associées certaines oeuvres prestigieuses d’Anselm Kiefer issues du fonds de la collection ainsi que des oeuvres d’autres artistes allemands, figures incontournables de la scène Artistique contemporaine, issues de grandes collections publiques et privées : Joseph Beuys dont Anselm Kiefer fut l’élève à la célèbre école de Dusseldorf tout comme Lothar Baumgarten, et Wolgang Laib auquel l’artiste voue une admiration particulière au point qu’il inaugura un de ses célèbres couloirs de cire dans son atelier/lieu de vie à Barjac dans le sud de la France. 

 

À travers le dialogue sensible initié entre les oeuvres de ces artistes, La vie secrète des plantes convoque tour à tour l’Histoire, les mythes anciens et les philosophies stellaires, et dans une cosmogonie qui rend hommage au pouvoir de la nature, le rapport poétique entre le microcosme et le macrocosme dévoile au fil des salles les secrets d’un univers où se déploient les interactions magiques et essentielles entre le monde terrestre et celui des astres. 

 

Dépouillement et foisonnement dessinent ainsi les contours d’un rapport de l’homme à la nature et à son essence propre où seule la poésie de l’expérience ouvre la voie vers une réflexion commune sur l’existence.

 

« Le Centre Pompidou fête ses 40 ans en 2017 partout en France. Pour partager cette célébration avec les plus larges publics, il propose un programme inédit d’expositions, de prêts exceptionnels, de manifestations et d’événements pendant toute l’année. 

Expositions, spectacles, concerts, conférences et rencontres sont présentés dans quarante villes françaises, en partenariat avec un musée, un centre d’art contemporain, une scène de spectacle, un festival, un acteur du tissu culturel et artistique français...

Au croisement des disciplines, à l’image du Centre Pompidou, ces projets témoigent de son engagement depuis sa création aux cotés des institutions cuturelles en région, acteurs essentiels de la diffusion et de la valorisation de l’art de notre temps. »

 

Exposition
06 juil. > 05 nov. 2017

LEILA ALAOUI

Je te pardonne

Leila Alaoui, Les Marocains (Souk de Boumia), 2011
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Leila Alaoui, Les Marocains (Souk de Boumia), 2011

Leila Alaoui est une artiste photographe et vidéaste franco-marocaine née en 1982 et morte en janvier 2016 lors des attaques terroristes de Ouagadougou.

 

Traversant sans cesse des géographies aussi plurielles que diverses, elle explore la construction de l’identité, la diversité culturelle et la migration, notamment dans l’espace méditerranéen.

 

La photographie et la vidéo servent tour à tour à représenter des réalités sociales à travers un langage visuel mêlant de manière sensible esthétique documentaire et arts plastiques.

 

Observatrice, humaniste, Leila Alaoui nous propose de participer au projet commun de regarder et écouter les histoires de l’autre, partagées dans une intimité singulière qui annihile la distance, supprime toute idée d’exotisme, nous faisant entrer en communion avec les êtres filmés ou photographiés. En témoignent les 10 grandes photographies issues de la série Les Marocains au travers desquelles l’artiste dresse le portrait majestueux des différentes communautés marocaines, ou les images de la série No Pasara, et la vidéo Crossings confrontant les rêves et aspirations de jeunes marocains imaginant un Eldorado de l’autre côté de la méditerranée, à la réalité de la dureté ou de l’impossibilité de la traversée.

 

Je te pardonne, exposition de photographies et de vidéos de l’artiste organisée avec l'Association Leila Alaoui et la Galleria Continua est la réponse sensible et humaniste à la terreur qui fit succomber la jeune Leila Alaoui.

 

Exposition
06 juil. > 05 nov. 2017

KEITH HARING

Sans Titre / Untitled, 1985, Acrylique sur bâche 295 x 457 cm
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Sans Titre / Untitled, 1985, Acrylique sur bâche 295 x 457 cm

« ll était le premier artiste public véritable au sens complet du terme, et son art et sa vie ont changé notre conception de l’art et de la vie au XXe siècle. » 

Andy Warhol 

 

Né en 1958 à Pittsburgh, Keith Haring découvre le dessin à l’âge de quatre ans. Il ne cessera de dessiner en s’inspirant de cartoons de Walt Disney et de comics de Batman alors qu’adolescent, il écoute en boucle Led Zeppelin, Aerosmith, Grateful Dead. 

 

Après trois années passées dans la Visual Arts School de Pittsburgh, en 1978, il s’installe à New York pour poursuivre ses études. La nuit, comme les graffeurs Futura 2000 et Jean-Michel Basquiat dont il se lie d’amitié, Keith Haring s’enferme dans le métro pour couvrir de dessins et peintures les panneaux d’affichage et les rames de métro. Dès 1980, il participe à la première exposition consacrée au Street art au Club 57. S’enchaînent les expositions dans le monde entier et des fresques murales dans le métro de New York qu’il décide en 1986 de ne plus réaliser, lassé d’être arrêté pour acte de vandalisme urbain par les policiers dont certains connaissent et apprécient son oeuvre. 

 

Jean-Michel Basquiat lui a présenté Andy Warhol, comme lui natif de Pittsburgh, qu’il nomme amicalement Andy Mouse. Malgré son exposition en 1984 à la célèbre galerie Leo Castelli qui avait présenté l’avant garde américaine des années cinquante et le Pop art, Keith Haring préfère suivre l’exemple de la Factory de Warhol en ouvrant sa boutique d’objets dérivés Pop Shop au 292 Lafayette Street ; ses amies Madona et Grace Jones en sont les marraines de ce lieu inédit où l’artiste ne se soucie que de la démocratisation de son art.

 

C’est lors d’un voyage au Japon qu’il apprend la mort par overdose de son ami J.M. Basquiat le 12 aout 1988. Dans l’avion, il remarque que sa peau est constellée de taches qu’il associe immédiatement au virus du sida. Il lui reste deux ans à vivre qu’il consacre à réaliser des commandes publiques monumentales, des sculptures et des fresques murales dont la célèbre « The Crak is Wack » sur un terrain de handball pour sensibiliser les adolescents de plus en plus addicts aux drogues de synthèse. Il crée la Keith Haring Foundation dont l’objectif est de venir en aide aux enfants et de soutenir les organisations qui luttent contre le sida. Des oeuvres caritatives sont crées aux quatre coins de la planète en dénonçant le racisme, l’apartheid, l’homophobie, la discrimination. Avec frénésie, jusqu’à son dernier souffle, l’artiste réalise des oeuvres avec des enfants à l’hôpital Necker de Paris, des orphelinats à New York, ou pour le Centième anniversaire de la Statue de la Liberté. Il meurt en février 1990, tout juste âgé de 31 ans.