Collection Lambert
en Avignon
5 rue Violette
84 000 Avignon
Ouvert tous les jours
sauf le lundi de 11h à 18h.
Juillet/août : tous les jours
de 11h à 19h.
Exposition
16 juin > 04 nov. 2018

Oeuvres de la Collection Lambert

Œuvres de la Collection Lambert 

16 juin – 4 novembre 2018 

 

Une exposition composée d’une sélection d’oeuvres du fonds de la Collection Lambert (et notamment de la donation effectuée en 2012) sera présentée en permanence dans l’un des deux hôtels particuliers qui abritent la Collection Lambert depuis son extension il y a trois ans.

 

Les oeuvres du fonds seront présentées par roulement, avec des focus consacrés à certains artistes ou mouvements particulièrement bien représentés dans la Collection.

 

Cette exposition a été pensée comme un large panorama sensible révélant le regard d’une personnalité centrale du monde de l’art. Elle explore les révolutions artistiques initiées dans les années 60 et 70 aux États-Unis et en Europe, dont Yvon Lambert fut un des premiers et des plus fervents défenseurs, et montre comment ces nouvelles manières de penser, de produire et de partager l’art ont nourri les pratiques artistiques de ces 60 dernières années, tout autant que le regard du collectionneur, toujours tourné vers la jeune création.

 

L’exposition montre aussi combien la Collection Lambert est constituée d’ensembles très cohérents pourchaque artiste, au point que pour certains d’entre eux, Avignon est le seul lieu en France où l’on peut admirer autant d’oeuvres. C’est le cas pour Sol LeWitt dont plus de 35 oeuvres — sculptures, oeuvres sur papier et Wall drawings — seront présentées cet été.

Exposition
05 juil. > 04 nov. 2018

Ligne Forme Couleur

Ellsworth Kelly (1923-2015) dans les collections françaises

Ligne Forme Couleur 

Ellsworth Kelly (1923-2015) dans les collections françaises 

5 juillet – 4 novembre 2018 

 

Une exposition conçue par l’Institut national d’histoire de l’art 

 

La Collection Lambert accueille une grande exposition consacrée au peintre américain Ellsworth Kelly (1923-2015). Elle réunit autour d’une donation exceptionnelle de 54 estampes destinées à rejoindre les collections de la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), des oeuvres issues de collections françaises, aussi bien publiques que privées. Le commissariat en est assuré par Éric de Chassey, directeur de l’INHA et spécialiste de la peinture étatsunienne. Le titre de l’exposition est celui d’un livre d’artiste dont Kelly fit le projet pendant son séjour en France, en 1951 : Line Form Color. 

 

Exposer ce grand maître du XXème siècle à la Collection Lambert est essentiel à plus d’un titre : l’artiste a entretenu toute sa vie un rapport privilégié avec la France, et il annonçait les problématiques sensibles qui seront à l’oeuvre chez les tenants de l’art minimal dont les noms ont participé au rayonnement de la Collection (Robert Ryman, Brice Marden, Robert Mangold, Sol LeWitt...) et que l’on retrouve en échos dans l’accrochage du fonds permanent. 

 

Après avoir participé comme soldat à la libération de la France durant la seconde guerre mondiale, il revint s’y installer de 1948 à 1954, avant d’y faire plusieurs séjours tout au long de sa vie. Il y rencontre Picasso, Calder, Brancusi, Arp, y découvre Matisse, Monet et les abstraits géométriques qui influenceront sa peinture, notamment dans sa quête de l’épure, de l’équilibre et de l’intensité des sensations.

 

C’est là, à partir de 1949, qu’il met au point une méthode éloignée des paradigmes de l’abstraction lyrique et de l’expressionnisme abstrait alors en vogue en Europe et aux États-Unis. Il duplique des formes trouvées dans la réalité ou produites par le hasard et, pour reprendre ses mots, les « vide de leur contenu figuratif [pour] projeter l’oeuvre dans un nouvel espace », développant un vocabulaire singulier où lignes, formes et couleurs entretiennent et produisent des liens inédits. 

À l’instar de Franck Stella ou de Jasper Johns dont il côtoie les oeuvres de retour aux États–Unis, il renouvelle profondément les possibilités de l’abstraction et de la peinture en général, annonçant les changements radicaux opérés par les nouvelles avant-gardes. Ses oeuvres abstraites, envisagées comme autant de mises en volume de la peinture, induisent non seulement de nouvelles manières de peindre mais aussi de regarder et d’expérimenter l’oeuvre. 

 

Son lien avec la France vient d’être réaffirmé par le Studio Ellsworth Kelly qui a souhaité faire don de 54 estampes de l’artiste à la bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), déjà riche d’une collection d’estampes constituée entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe par le grand mécène Jacques Doucet. 

 

Cet ensemble permet d’observer la manière dont Kelly a, tout au long de sa carrière, expérimenté les possibilités que peut offrir l’image imprimée, depuis sa première lithographie réalisée aux Beaux-arts de Paris en 1949 jusqu’aux oeuvres monumentales sur papier des années 2000. Il révèle des aspects méconnus du travail de l’artiste, avec notamment la série de lithographies en couleur abstraites et celle consacrée à la représentation linéaire de plantes, réalisées à Paris au milieu des années 1960, ou encore les variations qui, en 1988, prennent pour motifs son propre visage ou celui d’un de ses proches. 

 

Cette donation exceptionnelle, dont ce sera la première présentation au public, sera accompagnée d’une sélection d’oeuvres d’Ellsworth Kelly – tableaux, dessins, collages et estampes – qui se trouvent aujourd’hui dans les collections françaises, publiques et privées, dont de nombreuses oeuvres inédites ou dont l’accès est ordinairement limité à quelques privilégiés. 

 

 

Exposition
05 juil. > 04 nov. 2018

Claire Tabouret

Les Veilleurs

Claire Tabouret

Les Veilleurs

5 juillet – 4 novembre 2018 

En partenariat avec le Festival d’Avignon 

À la Collection Lambert

 

Claire Tabouret

L'Errante

7 – 24 juillet 2018

Dans l'Eglise des Célestins

 

Dans le cadre de sa 72ème édition, le Festival d’Avignon s’associe à la Collection Lambert pour organiser une double exposition de l’artiste française Claire Tabouret, que le public avignonnais avait pu découvrir à l’été 2017 à l’occasion de la grande exposition dédiée à la Collection d’agnès b. à la Collection Lambert. 

 

Âgée de 35 ans et résidant en Californie, l’artiste peint entre recouvrements et dissimulations un « ici et maintenant » atemporel. Qu’il s’agisse de portraits d’enfants au regard fixe ou de groupes de tous âges, son oeuvre nous regarde, interrogeant nos désirs par des tableaux aux couleurs profondes et travaillées. 

 

À l’Église des Célestins, le sol en terre tendre, le silence et la lumière intime se mettent au diapason d’une peinture mondialement célébrée. Cette fixité de la présence, l’artiste lui a trouvé une déclinaison précieuse dans l’oeuvre-vie d’Isabelle Eberhardt (1877-1904) qui, d’européenne à homme musulman, traversa de multiples identités avant de disparaître, noyée et engloutie sous la terre qu’elle recherchait tant. Les êtres masqués de latex de la série Les Étreintes lui sont proches dans leur jeu fétichiste, au beau milieu de paysages touchés également par l’indistinct et le trouble. 

 

À la Collection Lambert, de grands portraits de groupes, comme autant de solitudes miraculeusement réunies en un comte onirique — veilleurs, camisole, carnaval — s’associent à une série de céramiques figurant d’étranges enfants et continuent ainsi de porter leur regard obstiné vers l'avenir.

 

 

 

Exposition
05 juil. > 04 nov. 2018

Christian Lutz

Anatomies du pouvoir

Christian Lutz 

Anatomies du pouvoir 

5 juillet – 4 novembre 2018 

En partenariat avec les Rencontres d’Arles

 

Cette exposition est réalisée avec le soutien de Pro Helvetia, Fondation suisse pour la culture et la collaboration de la Sélection suisse en Avignon.

 

La Collection Lambert s’associe au Grand Arles Express pour la troisième année consécutive en présentant à Avignon le travail de l’artiste suisse Christian Lutz. 

 

Qu’il s’intéresse aux coulisses de la politique internationale en photographiant les déplacements de délégations diplomatiques (Protokoll, 2007), aux conséquences néfastes du commerce du pétrole au Nigeria (Tropical Gift, 2012) ou qu’il s’immerge dans une communauté évangéliste pour en photographier le quotidien (In Jesus’ Name, 2012), Christian Lutz agit en photographe embarqué au plus près des relations de pouvoir. 

 

Dans une approche sensible qui mêle l’esthétique du documentaire à la contemplation, il représente les êtres vivants dans des dispositifs de pouvoir « à l’intérieur desquels ils ne cessent d’être saisis », pour reprendre les mots de Giorgio Agamben. Les dysfonctionnements du monde y sont pointés avec une distance singulière et poétique qui nous écarte des images de reportage traditionnelles pour convoquer les maîtres de la peinture classique.