Collection Lambert
en Avignon
5 rue Violette
84 000 Avignon
Ouvert tous les jours
sauf le lundi de 11h à 18h.
Juillet/août : tous les jours
de 11h à 19h.
> 2019
Basquiat Remix Matisse, Picasso, Twombly 01 juil. > 29 sep. 2019 Vik Muniz Imaginária 01 juil. > 22 sep. 2019 Miryam Haddad Le sommeil n'est pas un lieu sûr 01 juil. > 29 sep. 2019 A Normal Working Day Various Days 01 juil. > 22 sep. 2019 Francesco Vezzoli Le Lacrime Dei Poeti 02 mars > 10 juin 2019 Rêvez ! #3 Exposer les scènes émergentes 02 mars > 10 juin 2019
> 2018
UN ART DE NOTRE TEMPS ! Œuvres de la Collection Lambert 05 nov. 2018 > 26 mai 2019 Ligne Forme Couleur Ellsworth Kelly (1923-2015) dans les collections françaises 05 juil. > 04 nov. 2018 Claire Tabouret Les Veilleurs 05 juil. > 04 nov. 2018 Christian Lutz Anatomies du pouvoir 05 juil. > 04 nov. 2018 JE T'AIME, JE T'AIME La Collection Lambert à Montévidéo, Marseille 16 fév. > 25 fév. 2018
> 2017
DJAMEL TATAH Échos avec des dessins et peintures classiques et les monochromes de la Collection Lambert 03 déc. 2017 > 20 mai 2018 RÊVEZ # 2 Exposition pour la jeune création 03 déc. 2017 > 20 mai 2018 J'♥ Avignon Les artistes et la Collection Lambert 03 déc. 2017 > 20 mai 2018 ON AIME L'ART...!! Un choix d'Éric Mézil parmi les oeuvres de la Collection agnès b. 06 juil. > 05 nov. 2017 LA VIE SECRÈTE DES PLANTES Anselm Kiefer, Wolfgang Laib, Joseph Beuys, Lothar Baumgarten 06 juil. > 05 nov. 2017 LEILA ALAOUI Je te pardonne 06 juil. > 05 nov. 2017 KEITH HARING 06 juil. > 05 nov. 2017 La Figuration Libre dans la Collection Lambert Jean-Charles Blais, Rémi Blanchard, Loïc Le Groumellec 28 fév. > 05 juin 2017
> 2016
LES COMBAS DE LAMBERT Robert Combas 11 déc. 2016 > 05 juin 2017 Chefs d'oeuvre du Musée Angladon — Collection Jacques Doucet Van Gogh, Modigliani, Degas, Cézanne... 11 déc. 2016 > 26 fév. 2017 RÊVEZ ! Exposition et prix Yvon Lambert pour la jeune création 11 déc. 2016 > 05 juin 2017 L’été à la Collection Lambert Au Coeur — Amos Gitaï — Andres Serrano 03 juil. > 06 nov. 2016 AU COEUR Territoires de l'enfance 03 juil. > 06 nov. 2016 ANDRES SERRANO Torture 03 juil. > 25 sep. 2016 CHRISTOPHE GIN Prix Carmignac du photojournalisme 03 juil. > 06 nov. 2016 AMOS GiTAÏ Chronique d'un assassinat annoncé 03 juil. > 06 nov. 2016 De Warhol à Basquiat Les chefs d'oeuvres de la Collection Lambert au Musée de Vence 20 fév. > 22 mai 2016
> 2015
Andres Serrano, Ainsi soit-il + Un nouveau regard sur la Collection Lambert 20 déc. 2015 > 12 juin 2016 Adel Abdessemed Jalousies, Complicités avec Jean Nouvel 02 oct. 2015 > 17 jan. 2016 Exposition inaugurale Réouverture de la Collection Lambert agrandie 11 juil. > 18 oct. 2015 Patrice Chéreau, Un Musée imaginaire de David, Géricault, Goya, de La Tour à Bacon, Picasso, Richter... 11 juil. > 18 oct. 2015 Andres Serrano, Ainsi soit-il Programme hors les murs, Vence 22 mars > 30 août 2015
> 2014
DERNIERS JOURS Venez visiter La disparition des lucioles 21 nov. > 25 nov. 2014 Andres Serrano Palais Fesch, Ajaccio 27 juin > 29 sep. 2014 La disparition des lucioles Prison Sainte-Anne, 55 rue de la Banasterie, Avignon 18 mai > 25 nov. 2014
> 2013
Les Papesses Louise Bourgeois, Camille Claudel, Berlinde de Bruyckere, Kiki Smith, Jana Sterbak 09 juin > 11 nov. 2013
> 2012
Mirages d'Orient, grenades et figues de barbarie Chassé-croisé en Méditerranée 09 déc. 2012 > 28 avr. 2013 Les chefs-d'oeuvre de la donation Yvon Lambert 07 juil. > 11 nov. 2012
> 2011
Lawrence Weiner — Vik Muniz 11 déc. 2011 > 17 juin 2012 Le temps retrouvé Cy Twombly photographe et artistes invités 12 juin > 20 nov. 2011
> 2010
Je crois aux Miracles 10 ans de la Collection Lambert 12 déc. 2010 > 08 mai 2011 Miquel Barceló Terramare 27 juin > 07 nov. 2010
> 2009
Sans-Titre #1 Œuvres de la Collection Lambert, Peinture des années 1970-1980 24 oct. 2009 > 31 jan. 2010 Roni Horn 21 juin > 04 oct. 2009
> 2008
Retour de Rome 14 déc. 2008 > 31 mai 2009 Douglas Gordon Où se trouvent les clefs? 06 juil. > 02 nov. 2008 Le Grand tour Exposition de la Collection Lambert en Avignon à la Villa Medicis, Rome 05 mai > 15 juin 2008 Candice Breitz Post Script 10 fév. > 18 mai 2008
> 2007
J'embrasse pas 27 oct. 2007 > 20 jan. 2008 Cy Twombly Blooming, A Scattering of Blossoms and other Things 05 juin > 14 oct. 2007 Il faut rendre à Cézanne... 18 mars > 20 mai 2007
> 2006
Andres Serrano La part maudite 18 nov. 2006 > 11 fév. 2007 Figures de l'acteur Le paradoxe du comédien 08 juil. > 15 oct. 2006
> 2005
5 ans Les oeuvres de la Collection Lambert en Avignon 25 juin 2005 > 30 mai 2006 Theorema Une collection privée en Italie 05 fév. > 29 mai 2005
> 2004
Sol LeWitt / Christian Marclay 30 oct. 2004 > 16 jan. 2005 Eijanaika! Yes Future! Le Japon post XXe siècle 10 juil. > 10 oct. 2004 À Fripon Fripon et demi Pour une école buissonnière 21 fév. > 06 juin 2004
> 2003
Salla Tykkä Happy days 25 oct. 2003 > 25 jan. 2004 Francis Alÿs Le prophète et la mouche 25 oct. 2003 > 25 jan. 2004 Coollustre 25 mai > 28 sep. 2003 Rendez-Vous 4 25 jan. > 27 avr. 2003
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Photographier 01 juin > 24 nov. 2002
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01 juil. > 29 sep. 2019

Basquiat Remix

Matisse, Picasso, Twombly

Jean-Michel Basquiat, Sans titre (Left Entrance Hall), 1986
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Jean-Michel Basquiat, Sans titre (Left Entrance Hall), 1986
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Jean-Michel Basquiat, Sans titre (Left Entrance Hall), 1986, crayon, crayon gras et gouache sur papier / pencil, oilstick and gouache on paper, 106 x 75 cm, collection Enrico Navarra, New York. © Estate of Jean-Michel Basquiat. Licensed by Artestar, New York

 

L’exposition présentée à la Collection Lambert retourne aux sources de l’énergie brute de la peinture de Jean-Michel Basquiat, questionne la singularité d’une œuvre aussi viscérale que consciente d’elle-même, qui dépasse rapidement ses particularités propres et le talent rayonnant d’un jeune prodige, pour symboliser à elle seule de nouvelles manières d’envisager l’art dans les années 80.

 

Quand Jean-Michel Basquiat entre dans le monde de l’art comme par effraction au début des années 80, il s’y présente avec une audace inouïe ; celle d’un jeune artiste d’origine haïtienne qui impose la peinture comme le médium nécessaire de la représentation au moment même où l’on annonçait sa mort révolue. C’est avec ce cadavre et son aréopage de fantômes sublimes qu’il investit les murs des galeries les plus établies, qu’il ouvre leurs portes aux nouvelles manières de penser et de faire d’une génération contre-culturelle nourrie au métissage culturel, à l’appropriation des mythes et des grands maîtres du passé, au mixage des références issues du grand art et des subcultures, puisant autant dans le vernaculaire que chez les grands classiques avec une jubilation et une énergie inédite.

 

Chez Jean-Michel Basquiat, les sources se mélangent avec une intuition et un savoir hors du commun. Il n’est pas simplement ce jeune homme de son temps qui puise tel un DJ dans le répertoire des formes les plus intéressantes et les déplace à l’envie dans de nouveaux territoires de création. Il est cet artiste éclairé qui, à l’heure où la modernité s’éteint presque inexorablement, en questionne les formes et les promesses dans un ultime geste aussi sensible qu’affecté, depuis le point de vue d’un jeune noir américain qui pourrait en être le dernier passeur.
C’est en priorité à Picasso, Matisse puis Twombly qu’il emprunte une partie de leur vocabulaire formel, notamment dans leur aspect le plus primitif. La volonté de revenir à un sentiment brut et essentiel le conduit à convoquer l’intérêt de Matisse ou Picasso pour la célébration de formes originelles, exotiques, régénératives. Il puise ainsi chez l’un et l’autre un attachement aux couleurs primaires, à la fragmentation des sujets, aux visages troublants, à la dissonance des couleurs et des formes ou à des compositions ou objets modestement artisanaux.  Plus encore, comme Matisse, Picasso ou Twombly, il s’écarte de la froide virtuosité pour convoquer la naïveté et la maladresse et redonner à l’art son énergie pure, celle qui amène au sublime et met en partage une œuvre aussi sensible qu’engagée. 
Par ce geste audacieux qui le place dans une généalogie des plus remarquable, aux côtés des grands noms de l’art moderne, Jean-Michel Basquiat met aussi à l’épreuve les promesses d’une modernité qui s’éteint.

Il questionne à travers son rapport à l’Histoire de l’art, au monde de l’art et à l’Amérique des années 80, la situation politique d’un monde éclaté et cynique. Car les peintures de Jean-Michel Basquiat sont autant de territoires métissés où se côtoient Matisse, Picasso, Twombly, Charlie Parker, Cassius Clay, Mooglie, les poèmes de rue et tant d’autres figures noires symboliques. Elles sont la promesse de nouveaux espaces de représentation sensibles, en même temps qu’elles luttent contre leur difficulté à exister à l’écart d’un exotisme qu’elles mythifient avec jubilation comme pour l’annihiler.

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Curateur  : Stéphane Ibars